21 décembre 2005
La fin d'un blog...
Chers amis, lecteurs fidèles et de passage,
je vous annonce aujourd'hui la fermeture de ce blog. Le Géant Vert prend sa retraite au bout de 7 mois de bons loyaux services.
Mais
ne soyez pas déçus car La Griotte quant à elle n'en a pas fini de
s'interroger sur les comportements écocitoyens. Et de plus en plus
férue du web, elle a décidé de combiner son engagement et l'exploration
de la création de sites internet. Alors, vous pouvez déjà la retrouver sur
son blog :

http://croquegriotte.blogspot.com
et très bientôt sur un site tout beau tout neuf, "Le Crayon vert", où vous retrouverez les sujets qui vous ont plu ici et des nouveaux, mis à jour régulièrement. En fait, elle aurait aimé garder à ses côtés le "Géant vert" mais pour des questions de droit, mieux vaut le laisser continuer sa route tout seul. En exclusivité, la bannière du site actuellement en construction :

Je vous ferai part de l'adresse sur ce blog.
C'est
aussi l'occasion de saluer la création de l'annuaire des blogs
naturels, écologistes, écocitoyens... Cela s'appelle Le Fil Vert
(devinez qui a trouvé le nom...) et ça a vu le jour grâce à l'idée, à
la créativité et au travail de la courageuse Azka de Transition naturelle !!! Encore bravo pour ce blog référence...
Vous n'y trouverez pas les nouveaux articles du Géant Vert (faute de nouveaux articles) mais tous les anciens y sont référencés.
J'ai
un petit pincement au coeur en fermant ce blog... Je pense à certains
d'entre vous qui m'ont été fidèles depuis les premiers articles. Je ne
remercierai jamais assez tous les internautes de la blogoshère qui
m'ont donné l'envie de poursuivre ce blog et surtout de lutter pour un
monde plus éthique, équitable, simple et respectueux.
Un grand merci, des milliers de baisers virtuels mais sincères et à très bientôt !
18 décembre 2005
Contre le gavage
Les volailles ont la part belle durant les fêtes de fin d'année...
Les
Français pourraient se contenter de sucer les os du chapon ou de la
dinde, mais leurs repas de réveillon ne sauraient être complets s'ils
ne dégustaient pas une tranche de foie gras sur du pain toasté.
On
pourrait pardonner aux repas de Noël d'être toujours trop lourds,
toujours trop gras mais on ne saurait les excuser quand pour satisfaire
aux traditions, ils nous rendent complices du gavage des volailles.
Qu'on
élève des animaux dans le but de les manger, cela peut se comprendre.
En tant qu'être omnivore, l'homme trouve sa part de protéines dans les
produits animaux (mais n'oublions pas que céréales et légumineuses
peuvent remplacer ces derniers pour les partisans du végétarisme). Mais
qu'on enfonce un tuyau dans la gorge d'un animal jusqu'à son estomac
pour lui faire ingurgiter de force le 10ème de son poids en nourriture
hyper-énergétique et ce en moins d'une minute deux fois par jour,
engendrant chez l'animal troubles digestifs, difficultés respiratoires
et maladies, c'est incompréhensible et inacceptable. Sans compter en
plus les conditions d'hébergement de ces volailles qui, encagées, n'ont
bien souvent pas la place de se mouvoir. Le taux de mortalité des
canards gavés est 8 fois plus élevé que celui des canards élevés.
Refusez de manger du foie gras.
Impliquez-vous, signez le Manifeste contre le foie gras.
Et parce que les images parlent souvent plus que les mots, jetez un petit coup d'oeil à cette vidéo.
14 décembre 2005
Sapin ou pas sapin ?
Le sapin écocitoyen, ça existe ?
(c) Association Française du Sapin de Noël Naturel
Suite
à l'article du Hoolistique bloc-note sur le militantisme anti-sacrifice
de sapin de Noël et celui des Banlieusardises de Martine qui assume
pleinement son envie culpabilisante de sapin à Noël, le Géant Vert se
pose à son tour la question... L'écocitoyen doit-il se passer de
résineux décoré pour les fêtes de fin d'année ?
Le Géant Vert a
trop de souvenirs d'enfance accrochés aux branches d'un sapin pour se
résigner si vite à laisser tomber cette tradition de l'arbre de Noël. Examinons
les perspectives qui s'offrent à nous...
Le sapin artificiel :
outre le fait que je trouve ça vraiment moche et qu'il ne diffuse pas
l'odeur typique et euphorisante du véritable sapin, le sapin artificiel
n'est pas, contrairement à ce que beaucoup croit, écologique. Fabriqué
bien souvent à l'étranger (par une mains d'oeuvre mal payée dans
plusieurs pays), à partir de matières plastiques (donc de dérivés du
pétrole), emballé et acheminé (donc pollution due au transport)
jusqu'aux points de vente, le sapin artificiel s'il est durable
constitue au bout de trois ans en moyenne un (gros) déchet à traiter
car non dégradable (donc de nouveau : pollution).
Le sapin naturel : c'est
un arbre, un vrai, qui transforme le gaz carbonique en oxygène, et qui
sent bon !!! Les sapins qu'on vous vend lors de la période des fêtes
n'ont pas été arrachés à la nature de manière braconnière. Des
plantations entières sont consacrées aux arbres de Noël et ces dites
plantations concourent au renouvellement de l'air, à la stabilité des
sols et sont vectrices d'emplois locaux. Mais pour répondre à une
démarche écocitoyenne, le sapin naturel doit répondre à deux
engagements :
- être acheté
à un producteur local (pour éviter le plus possible la pollution due au
transport)
- être acheté en
pot, en motte, bref avec ses racines afin d'être replanté et de
re-servir les années suivantes.
Enfin si vous tenez vraiment à votre
sapin pour les fêtes de fin d'année et que vous n'avez pas de jardin
pour replanter, optez pour le sac à sapin (voir plus bas) et emmenez
votre arbre défunt regretté à la déchetterie afin qu'il soit mis à
composter avec les déchets verts. Gare à vous s'ils se retrouvent sur
le trottoir devant votre porte, les sbires d'Hooly sont là à guetter
avec leurs appareils photo... ;D
Autre sujet d'importance écocitoyenne : les décorations de Noël...
Les
enfants adorent les guirlandes en plastiques de toutes les couleurs et
les personnages en pochoirs à la bombe blanche sur les vitres... Ils
aimeront tout autant accrocher dans le sapin :
- des sablés (à grignoter après les fêtes)
- des sucres d'orge
- des personnages en pâte à sel
- des figurines et des boules en bois
- des feuilles de houx avec leurs petites boules rouges
- des étoiles, des sapins, des anges... en carton (peints par leurs soins)
- ...
Autrefois, les sapins étaient décorés de noix, de confiseries et de gâteaux.
Quant
aux vitres, on peut faire pendre devant des guirlandes de bonhommes de
neige ou d'étoiles en papier blanc, reliés par un fil.
Soyez imaginatifs...
Enfin, le sac à sapin...
Disposé au pied de l'arbre, il permet de recueillir les épines tombées
et d'emballer à la fin de sa vie le sapin de Noël. 2 bonnes raisons
d'utiliser le sac à sapin :
- il est solidaire : sur 5€ versé, 1,30 sont reversés à Handicap International.
- il est désormais biodégradable !! Il peut être mis à composter avec le sapin.
Vous le trouverez dans les supermarchés, les jardineries, les fleuristes... ainsi que sur Bootiketic.
Les liens à visiter :
L'article d'Hooly, militante anti-cadavre-de-sapin-sur-les-trottoirs-après-les-fêtes-de-Noël : C'est un sapin abandonnéééééé !
L'article de Martine des Banlieusardises : Mon beau sapin...
Noël Vert, le site de l'Association Française de Sapin de Noël Naturel.
La page d'Handicap International sur "le sac à sapin".
09 décembre 2005
Courrier International
A la une du Courrier International cette semaine
C'est
l'occasion pour le Géant Vert, abonné depuis quelques temps et grand
lecteur du Courrier International, de vous dire tout le bien qu'il
pense de ce journal... Hebdomadaire positionné à gauche, les articles
qui le constituent sont tirés des journaux du monde entier et visent
par là l'objectivité sur l'information internationale. Il est très
instructif de voir le regard que pose sur nous la presse de nos
voisins, et révélateur comme dernièrement lors de la crise des
banlieues.
A la une cette semaine : La maison brûle, 54 héros de l'écologie pour sauver la Terre.
Sous
une forme ludique (la constitution d'un jeu de cartes), retrouvez 54
acteurs de la protection de l'environnement à travers le monde, dans
les domaines du réchauffement, de la biodiversité, de l'eau, des
forêts, de la pollution, du nucléaire, de la politique...
Quelques unes de ces cartes :
- Mehda Patkar qui s'est élevé en Inde contre la construction des barrages qui délogeaient 350 000 personnes.
- Odigha Odigha qui lutte contre le déboisement et l'exploitation forestière illégale au Nigeria.
- Isidro Baldenegro Lopez qui s'élève aux côtés des Indiens Raràmuris au Mexique contre l'abattage non réglementé des forêts de l'Etat du Chihuahua
- Corneille Ewango,
botaniste congolais, responsable de la botanique dans la réserve
d'Okapi, qui a caché, risquant sa vie, dans la forêt, des caisses de
documents et de matériel pendant la guerre civile.
- Dener Giovanni qui a fondé au Brésil le Réseau national de lutte contre le trafic d'animaux sauvages.
- Jean-Baptiste Chavannes qui a créé en Haïti le Mouvement Paysan de Papaye pour assister et fédérer les agriculteurs.
- Ka Hsaw Wa qui
a réuni des informations et des témoignages sur les exactions du régime
de Myanmar lors de la construction du gazoduc de Yadana.
.... etc
2 Français parmi les 54 "héros de l'écologie" : Serge Latouche, économiste qui prône la décroissance et en joker, José Bové, ancien président le la Confédération paysanne.
14 des personnalités présentées dans le dossier ont reçu le Prix Goldman de l'Environnement, considéré comme le Prix Nobel de l'environnement. Pour en savoir + : The Goldman Environmental Prize (en français).
Vous trouverez le numéro présenté ci-dessus en kiosque pour 3€. vous pouvez aussi aller faire un tour sur le site du Courrier International.
03 décembre 2005
Moins de viande dans notre assiette
Surconsommation
Le
steak de boeuf de 200g qu'on achète au supermarché ou à la boucherie
aura nécessité, avant d'arriver dans notre assiette, l'utilisation de
4kg de céréales (traitées aux pesticides), de 4000 L d'eau et plus de
2dL de pétrole.
Les céréales destinées au nourrissage d'un boeuf
d'élevage pourraient nourrir 12 fois plus de personnes que le boeuf en
lui-même.
Pollution
L'élevage des animaux
est responsable de pollutions diverses : pollution des sols et des eaux
par les pesticides utilisés pour les céréales de leur consommation, par
les excréments porcins, pollution de l'atmosphère concourrant au
réchauffement de la planète par les pets des bovins...
Conditions animales
Les
conditions d'élevage des animaux dans les circuits traditionnels
courants sont révoltantes : 27 poulets pour 1m² dans un bâtiment fermé
abbatus au bout de 40 jours seulement, des porcs élevés sur caillebotis
en pente pour faire travailler leurs muscles, sans paille (d'où plus
grosse pollution engendrée par le lisier), des veaux retirés à leur
mère dès la naissance... Sans compter la mauvaise alimentation et les
antibiotiques avalés par les animaux des élevages intensifs que vous
retrouverez dans votre assiette. Pour lutter contre ces dérives, une
seule solution : MANGER BIO !
Pour le bien de la planète,
des animaux et des hommes, il est aujourd'hui nécessaire de changer nos
habitudes de consommation. La viande n'est pas indispensable à notre
développement et à notre santé et par conséquent n'a pas sa place dans
notre assiette à tous les repas. Il faut privilégier la qualité à la
quantité.
LE VEGETARISME
Le
végétarisme est vieux comme le monde mais la prise de conscience
écologique et éthique ne semble avoir véritablement pris forme en
Occident que dans les années 70. Les années 90 marquent un véritable
boom avec les différentes crises alimentaires et la découverte des
coulisses des élevages industriels.
Les végétariens ne mangent
aucun produit animal, ce qui inclut donc dans la liste les bien souvent
oubliés poisson et coquillages.
Les végétaliens ne mangent aucun produit animal et aucun sous-produit animal comme le lait, le fromage et les oeufs.
Les
crudivores ne mangeront que des crudités et les frutivores que des
fruits mais il me semble qu'on tombe là dans des extrêmes pouvant
mettre en danger la santé des intéressés.
Pour en savoir plus : Vegetarisme.org, Vegetarisme.info, Vegetarisme.fr, Veg'Terra...
Voir aussi l'article d'Hooly : Le poisson est bien un animal comme les autres.
Ainsi que l'article de Raffa : Des raisons de manger bio et/ou végétarien
Et pour les papilles végétariennes, jetez un oeil au Blog bio d'Anne.
J'en profite pour relayer le questionnaire de la Commission Européenne sur le Plan d'action relatif au bien-être des animaux d'élevage.
Prenez 10 minutes de votre temps et participez à la consultation pour
améliorer les conditions d'élevage en Europe ! C'est ça aussi être
écocitoyen ;)



